Paisos Catalans

dimarts, 5 de maig de 2009

LE BATEAU IVRE (fragment) A.Rimbaud


LE BATEAU IVRE
COMME je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs ;
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’oeil niais des falots !

3 comentaris:

  1. La poesia no és el meu fort, m'agraden més les novel.les. Un dia suposo que arribarà. Pensaré en Rimbaud, és preciós.

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  2. A mi m'agraden molt també els versos inicials del "cimetière marin" del Paul Valery...tot el poema m'agrada però aquests primers versos els trobo fantàstics...
    "Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
    Entre les pins palpite, entre les tombes..."

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  3. Moltes gràcies a les dues pels vostres comentaris...la poesia es com uan novel.la concentrada en una paraula, en dues línies... és una altra manera de llegir... també a mi m'agrada Verlaine,però m'agrada més Rimbaud ah! i Baudelaire....

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